Un quart d’accidents de trams en moins en deux ans à Bruxelles
Les efforts de la STIB en matière de sécurité routière s’accompagnent d’une nette diminution des accidents impliquant des trams.
22 octobre 2026

À Bruxelles, les accidents impliquant les trams de la STIB ont diminué d’un quart en deux ans. En 2025, 889 accidents ont été recensés sur le réseau bruxellois, contre 1171 en 2024 et 1196 en 2023. Une évolution encourageante qui s'inscrit dans une tendance à la baisse observée depuis plusieurs années, malgré un nombre de kilomètres parcourus toujours important.
Cette évolution positive est encore plus marquée sur le long terme. Dans les années 2010, le nombre d’accidents de trams dépassait régulièrement les 1500 par an alors que les trams parcouraient moins de kilomètres qu’aujourd’hui. Cette diminution s’inscrit dans les efforts menés par la STIB en matière de sécurité routière à travers la formation de ses conducteurs, la sensibilisation du public et l’aménagement de ses infrastructures.
Un accident tous les plus de 17.000 km
Le nombre d’accidents en chiffre absolu ne dit pas tout. Il faut aussi tenir compte du nombre de trams en circulation, de leur fréquence et du nombre de kilomètres qu’ils effectuent. Les quelque 400 trams de la STIB ont parcouru plus de 15 millions de kilomètres en 2025. Si l’on divise cette distance par le nombre d’accidents, il apparaît qu’un tram parcourt en moyenne plus de 17.000 kilomètres avant d’être impliqué dans un accident. En d’autres mots, un tram parcourt la moitié de l’équateur sans heurt. Dans les années 2010, ce chiffre tournait autour des 10.000 kilomètres.
Ces résultats sont encourageants dans un environnement urbain où les trams partagent quotidiennement l'espace public avec les automobilistes, les cyclistes et les piétons. La STIB compte bien continuer d’investir dans des mesures visant à augmenter la sécurité des voyageurs, du personnel et des autres usagers de la voie publique, avec une attention particulière pour la formation, la prévention et la sensibilisation. La sécurité routière fait partie intégrante des différents projets de réaménagement lancés en collaboration avec Bruxelles Mobilité et les communes, gestionnaires de l’espace public en région bruxelloise.
Le tram a toujours priorité
Le tram occupe une position particulière dans la circulation. La STIB le rappelle chaque année à travers ses campagnes de sensibilisation. Le Code de la route stipule en effet que le tram a toujours la priorité. Logique lorsque l’on sait que les trams ne peuvent pas dévier de leur trajectoire et ont une distance de freinage plus longue en raison de l'adhérence limitée entre les roues et les rails. Il est important que les autres usagers de la route en restent bien conscients, en particulier à l’approche de l’automne. En cette période, la visibilité diminue, le temps est plus humide et les feuilles tombent des arbres, rendant les rails plus glissants. Autant de facteurs combinés qui sont des facteurs de risques supplémentaires d’accidents.
La STIB sensibilise chaque année ses conducteurs à ces conditions particulières. Elle invite également les autres usagers de la route à redoubler de prudence à l'approche des voies de tram : respecter la priorité, rester attentif à son environnement et éviter toute manœuvre imprudente. Car si les accidents diminuent, la sécurité reste l'affaire de tous.
Brieuc de Meeûs, CEO de la STIB : « Ces résultats sont encourageants, mais chaque accident reste un accident de trop. Notre objectif est de poursuivre cette tendance, en investissant dans la formation, la prévention et la sécurité de nos infrastructures. La vigilance de tous les usagers reste essentielle, particulièrement à l'approche de l'automne. »
Elke Van den Brandt, ministre bruxelloise de la Mobilité : « Chaque jour, des milliers de personnes comptent sur le tram pour se rendre au travail ou à l’école. C’est une bonne nouvelle que le nombre d’accidents a baissé d’un quart en deux ans, mais nous ne sommes pas encore au bout de nos efforts. C’est pourquoi, dans le cadre de chaque projet de réaménagement, nous accordons davantage d’espace tant aux transports publics qu'aux piétons et aux cyclistes, en commençant par les carrefours les plus dangereux. »







