La STIB réclame du respect envers son personnel

Chaque jour des collaborateurs et collaboratrices de la STIB sont victimes d’agressions verbales. Insultes, noms d’oiseaux, menaces… Ces attaques blessantes sont de plus en plus fréquentes et elles ne laissent pas indemnes. C’est pour tenter de sensibiliser les auteurs de ces violences verbales au respect dû à son personnel que la STIB lance une campagne-choc.

Le personnel de la STIB est présent, chaque jour, au service des voyageurs. Des femmes, des hommes, qui ont pour vocation, que ce soit à la conduite, à la sécurité, en stations, aux guichets ou au service clientèle, de permettre à tout le monde de se déplacer dans la capitale, 365 jours par an. Ces femmes et ces hommes méritent le respect. Pourtant, chaque jour, ils risquent d’être agressés dans l’exercice de leur métier. Des agressions verbales principalement, mais parfois aussi physiques .

Des agressions tous les jours

L’an dernier, la STIB a dénombré 657 agressions verbales de voyageurs à l’encontre de son personnel. Et 113 agressions physiques. Soit au moins deux chaque jour.

Des chiffres qui, dans les faits, sont certainement plus élevés, car les agents ne signalent pas toujours toutes les agressions, surtout verbales, dont ils sont les victimes.

« Aucune agression, même verbale, n’a sa place sur le réseau de la STIB. Ce sont des faits inadmissibles, point. Notre personnel se dévoue pour les voyageurs chaque jour. Il mérite le respect comme tout un chacun. L’agressivité monte dans notre ville, tous les secteurs sont touchés. Il est urgent de revenir à la raison », martèle Brieuc de Meeûs, CEO de la STIB.

Choquer pour sensibiliser

La STIB a décidé de frapper fort pour sa campagne « Respect ». La société bruxelloise de transport public s’est associée au rappeur Youssef Swatt’s pour faire entendre la voix de son personnel et faire prendre conscience de ce qu’ils et elles vivent, au quotidien, alors qu’ils sont au service des voyageurs.

Ce sont des insultes réellement adressées à des membres de la STIB que l’on entend dans la chanson spécialement composée pour cette campagne. Des mots que personne n’a envie, ne mérite, d’entendre. Car une agression verbale, c’est aussi une agression.

Ces insultes, trop grossières pour s’afficher, ont été censurées dans les visuels de la campagne diffusés sur le réseau de la STIB, de même que dans les extraits de la chanson destinés aux réseaux sociaux. Seul YouTube peut présenter le clip vidéo en version intégrale.

Youssef Swatt’s, fils de chauffeurs

« J’ai tout de suite accepté de participer à ce projet, car le thème qui est derrière me touche directement et me tient à cœur. On ne réfléchit pas longtemps quand on nous propose un projet qui s’accorde avec ce que l’on a envie de porter. Mon père a lui-même été chauffeur au TEC de Tournai. Habitant à Bruxelles depuis 7 ans, je prends énormément la STIB, je suis en donc en contact régulier avec les Stibiens et j’ai une grande admiration pour leur travail. Je cultive cette admiration depuis tout petit. C’est hyper impressionnant de conduire un véhicule de la taille d’un bus. C’est un travail qui nécessite beaucoup de sacrifices, avec des horaires pas toujours simples en étant sur la route. La sécurité et le confort des voyageurs dépendent du chauffeur et ce sont des personnes de l’ombre qu’on ne valorise pas assez souvent », explique Youssef Swatt’s.

Plusieurs collaborateurs de la STIB participent à la campagne et apparaissent dans le clip vidéo.

« Aux commandes de ces impressionnants véhicules, il y a des êtres humains. Nous sommes aussi soumis au stress du réseau. Lorsqu’il y a des incidents, on les vit avec les voyageurs. Avec, en plus, la responsabilité de trouver des solutions pour rétablir le service. J’ai choisi de participer à cette campagne pour humaniser notre fonction et faire comprendre aux voyageurs qu’on est comme eux et que c’est toujours plus chouette d’avoir des échanges respectueux, même dans ces moments-là. Dans ces situations, de petits gestes comme un bonjour, un sourire ou un merci font tellement plaisir », témoigne Stella Gbossa, conductrice de métro.
©STIB - Stella Gbossa, conductrice de la STI
©STIB - Stella Gbossa, conductrice de la STI

Dénoncer, encore et encore

Les quatre opérateurs de transports publics (STIB, SNCB, TEC, De Lijn) sont tous confrontés aux agressions commises à l’encontre de leur personnel et ils ne sont pas les seuls, de nombreux secteurs sont touchés par une agressivité croissante. Début 2022, les 4 opérateurs de transport public dénonçaient ensemble l’augmentation du nombre d’agressions. Les CEO et le personnel, ainsi que les quatre ministres de la Mobilité, ont dit STOP aux agressions et appelé au respect. En insistant également auprès de la justice pour que tout acte d’agression soit poursuivi et qu’une tolérance zéro soit de mise.

 

Vidéo Youssef Swatt's : ​ https://youtu.be/Xpia7coFH7g

Spot radio : https://youtu.be/oeaAy66DZCs

Témoignages du personnel de la STIB : https://youtu.be/2ypk_ZcKeN0

Campagne affichage.pdf 6 MB Campagne affichage.pdf 11 MB

 

A propos de La STIB

La Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles (STIB) est la première compagnie belge de transports publics urbains. Elle dessert les 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale ainsi que 11 communes de la périphérie. Elle couvre ainsi une superficie de 241,5 km². Cette société assure les déplacements d’une population de plus de 1,2 millions d'habitants, auxquels viennent s’ajouter des milliers de navetteurs. Le réseau de la STIB compte 4 lignes de métro, 17 lignes de tram, 55 lignes de bus et 11 lignes de bus de nuit. 

La STIB
76, rue Royale
1000 Bruxelles