Ne vous laissez pas surprendre par les trams !

Lundi 23 octobre 2017 — Chaque jour, des centaines de trams parcourent les rues de la capitale et croisent voitures, cyclistes et piétons. Pour que la cohabitation se passe au mieux et parce qu’un tram ne s’arrête pas aussi vite qu’une voiture, la STIB rappelle à tous d’être toujours attentif à l’approche des trams et sites propres pour ne pas se laisser surprendre.

Le tram n’est pas un véhicule comme les autres. Véhicule lourd, circulant sur rail, il ne peut pas s’écarter de sa trajectoire pour éviter un obstacle. L’adhérence de ses roues sur les rails, en cas de freinage, est également moindre que celle des véhicules sur pneus, ce qui signifie que sa distance de freinage est plus importante. Un tram qui circule à 40 km/h a en effet besoin d’environ 40 mètres pour s’arrêter, soit au moins une fois sa longueur.

« Ne vous laissez pas surprendre »

Il convient d’être toujours attentif à l’approche d’un tram, d’un site propre ou d’un arrêt. Ecouteurs, téléphones portables, voyageurs qui courent pour attraper un bus et ne voient pas le tram arriver… Les causes de distractions sont multiples et les risques de se laisser surprendre aussi ! C’est pourquoi la STIB sensibilise chaque année ses voyageurs et les autres usagers de la route pour qu’ils redoublent de prudence et d’attention à l’approche d’un tram. Cette année, des équipes de la STIB se rendront sur le terrain durant la campagne, aux arrêts de tram fort fréquentés et aux carrefours sensibles, afin de distribuer des flyers pour informer et inviter le public à être acteur de sa propre sécurité en ne se laissant pas surprendre par les trams.

« On l’oublie parfois mais un tram peut en cacher un autre ! Il faut aussi être particulièrement attentif aux arrêts qui rassemblent différents modes de transports – plusieurs lignes de trams, lignes de bus et tram, etc. Un voyageur pressé qui traverse en courant pour attraper son bus et ne voit pas le tram arriver, cela arrive souvent ! Or grâce aux fréquences, rien ne sert de courir et de prendre des risques », explique Amal Kammachi, Risk & Safety Manager au tram. « Je pense particulièrement aux enfants, c’est pourquoi des membres de la STIB se rendent dans les écoles pour sensibiliser les élèves qui prennent les transports publics pour la première fois ou dont l’école se trouve près d’un arrêt. »

L’an dernier les trams de la STIB ont parcouru 15,15 millions de kilomètres sur les 17 lignes qui sillonnent Bruxelles. Un chiffre en hausse par rapport à 2015 (14,6 millions, +3,1%), tandis que sur la même période, le nombre d’accidents impliquant un tram a lui diminué de 4% (1.731 en 2015 contre 1.664 en 2016). Parmi ces accidents, 52 impliquaient un piéton et 17 un cycliste (contre 46 piétons et 15 cyclistes en 2015), des chiffres quasiment stables alors que le nombre de kilomètres parcourus a augmenté. On déplore néanmoins un décès, lors d’un accident impliquant un tram et un piéton.

Un trompe-l’œil pour attirer l’attention

Affichages, spots radio, sensibilisation des écoliers et usagers faibles, … En dehors des campagnes de sensibilisation sur la priorité des trams lancées chaque année à l’automne, période plus sensible pour les trams avec la chute des feuilles et la baisse de la visibilité, la STIB va installer fin octobre un trompe-l’œil sur un passage piéton traversant le site propre du tram, près de l’Avenue Louise, afin d’attirer l’attention des piétons et cyclistes sur l’importante d’être toujours vigilants lors de la traversée des sites propres.

Formations et suivi des accidents

Tous les conducteurs de la STIB sont formés à une conduite défensive et anticipative, sensibilisés aux usagers faibles lors de campagnes internes et suivent des recyclages réguliers qui abordent les questions de sécurité sur la route (notamment des rappels sur les distances de freinage et les vitesses adaptées aux différentes configurations dans lesquelles le tram évolue en surface, ainsi qu’une vigilance accrue à l’approche de l’automne).

Chaque accident est analysé en interne, afin de déterminer si des mesures supplémentaires doivent être prises.

Les véhicules sont équipés de sablières contenant du sable que le conducteur peut projeter devant les roues, sur le rail, en cas de souci d’adhérence. Les équipes techniques sont prêtes à intervenir en cas de problème d’adhérence constaté sur le réseau, des trains nettoyeurs circulent la nuit sur les tronçons les plus exposés aux chutes des feuilles et les sites arborés font l’objet d’une surveillance constante.

Il était une fois "Lucas", ou un accident de tram pas comme les autres...