Tram en ville : soyez acteur de votre sécurité

Il y a de plus en plus de trams en ville et leur fréquence de passage a fortement augmenté. Les utilisateurs de la STIB qui sont de plus en plus nombreux chaque année s’en réjouissent mais la cohabitation tram/usagers faibles nécessite de la vigilance et le respect de certaines règles de prudence.  C’est pourquoi, chaque année, à l’approche de l’automne,  la Société bruxelloise de transport public lance une campagne de sensibilisation appelant les usagers faibles mais aussi les conducteurs à redoubler de vigilance en cette période où la visibilité baisse et la chute des feuilles rend les rails glissants.

Le tram n’est pas un véhicule comme les autres. Il circule sur des rails et ne peut donc pas s’écarter de sa trajectoire pour éviter un obstacle. De plus, l’adhérence de ses roues sur les rails, en cas de freinage, est moindre que celle des véhicules sur pneus. Sa distance de freinage est dès lors plus importante. Un tram qui roule à 40 km/h a besoin d’environ 40 mètres pour s’arrêter, soit au moins une fois sa longueur. C’est la raison pour laquelle il est important d’être très attentif lorsque l’on traverse une voirie sur laquelle circule un tram. Traverser au dernier moment est extrêmement dangereux pour vous, pour le conducteur et pour les voyageurs qui sont dans le tram.

Cyclistes et piétons, soyez vigilants !

Les cyclistes sont de plus en plus nombreux dans les rues de la capitale et la cohabitation avec les trams n’est pas toujours facile, déplore Amal Kammachi, responsable « Safety » pour le tram à la STIB. « On voit de plus en plus de cyclistes traverser les sites propres sans prendre le temps de s’arrêter pour voir si un tram est en approche. Lorsqu’un tram arrive, ils n’ont plus le temps de s’arrêter ou risquent de perdre l’équilibre en se coinçant une roue dans le rail ». En site propre les cyclistes, tout comme les piétons, oublient souvent que les feux de signalisation piétons situés sur la chaussée n’incluent pas les traversées situées sur ces sites propres.  A ces endroits, il faut s’arrêter et laisser passer le tram. La majorité des accidents avec des piétons ou cyclistes se produisent d’ailleurs sur les sites propres. Chaque accident impliquant un tram fait l’objet d’une analyse détaillée. Il en ressort que dans la plupart des cas l’accident est dû à un manque d’attention de la part des usagers et que l’accident aurait donc pu être évité.

Certains cyclistes qui roulent entre les rails de tram là où il y a présence d’un marquage cycliste  oublient parfois qu’ils doivent laisser la priorité au tram et s’écarter quand ce dernier arrive derrière eux. « Or il arrive que des cyclistes restent devant le tram et s’arrêtent soudainement. Ils risquent alors d’être heurtés par le véhicule, qui n’a pas la distance suffisante pour freiner », explique encore Amal Kammachi.

La STIB veut également attirer l’attention des piétons qui courent ou surgissent à la dernière minute près d’un véhicule. « Nous avons déjà attiré l’attention, lors des campagnes précédentes, sur les piétons qui se déplacent tout en téléphonant ou en écoutant de la musique et ne voient pas et n’entendent pas le tram arriver. Mais d’autres comportements sont également dangereux. Les piétons qui courent pour attraper leur bus ou leur tram et ne voient pas un autre véhicule arriver dans l’autre sens. Ou qui surgissent sans prévenir entre deux véhicules, ou entre deux arbres qui bordent  un site propre. »

Fréquence des accidents en 2014

L’an dernier, le nombre de voyages et le nombre de kilomètres parcourus sur le réseau de la STIB ont augmentés de 2,8% et de 7% mais la fréquence des accidents impliquant un tram a diminué passant de 1,132 accidents par 10.000 km parcourus en 2013 à 1,125 en 2014.

47 accidents impliquaient des piétons et 16 des cyclistes. Deux morts, 1 piéton et 1 cycliste, sont à déplorer.

Sensibilisation, formation, réactions

Tous les conducteurs de la STIB sont formés à une conduite défensive et anticipative. Ils sont également sensibilisés aux usagers faibles lors de campagnes internes et suivent des recyclages réguliers sur la sécurité. La STIB analyse également chaque accident qui survient sur son réseau et collabore avec les autres services en charge de la mobilité et de l’aménagement du territoire afin d’améliorer et sécuriser encore davantage les infrastructures sur le réseau (feux, chicanes, marquage au sol, panneaux, …).

Mais chaque accident reste un accident de trop. C’est pourquoi la STIB relance chaque année, au début de l’automne – période correspondant à la chute des feuilles qui rendent les rails glissants et à la baisse de la luminosité extérieure - sa campagne de sensibilisation à destination des autres usagers de la route, et tout particulièrement des usagers faibles, afin de leur rappeler d’être attentifs et acteurs de leur sécurité.

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A propos de La STIB

La Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles (STIB) est la première compagnie belge de transports publics urbains. Elle dessert les 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale ainsi que 11 communes de la périphérie. Elle couvre ainsi une superficie de 241,5 km². Cette société assure les déplacements d’une population de plus de 1 100 000 habitants, auxquels viennent s’ajouter des milliers de navetteurs. Le réseau de la STIB compte 4 lignes de métro, 18 lignes de tram, 50 lignes de bus et 11 lignes de bus de nuit. En 2019, selon les premiers calculs, la STIB a assuré pas moins de 434 millions de déplacements.

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